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Depuis fin 2018, Myphilosophy met en place des partenariats avec quatre associations et ONG œuvrant sur des problématiques environnementales, sociales et sociétales.

Upcycling, cycles courts, sensibilisation...Le respect de l'environnement fait partie de l'ADN de nos collections.


Dans cet esprit, Myphilosophy s'engage à reverser à l'Association Mécènes et Parrains d'Abeilles (AMPA), qui œuvre à la sauvegarde et à la protection de l’abeille, de son environnement ainsi que du patrimoine apicole ancien :

5 € pour un achat d’une valeur inférieure à 1000 €
10 € pour un achat d’une valeur supérieure à 1000 €
Associtaion AMPA - Myphilosophy

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L'Association Mécènes et Parrains d'Abeilles (AMPA) œuvre à la sauvegarde et à la protection de l’abeille, de son environnement ainsi que du patrimoine apicole ancien. Elle veille notamment préserver notre patrimoine apicole et à développer des moyens techniques nécessaires aux ruchers d’études et d'observations, servant à étudier et analyser les comportements des abeilles.

ampa.asso.fr

A l'occasion de la mise en place de ce partenariat, découvrez l'interview de Robert Fournier, président de l’Association Mécènes et Parrains d'Abeilles (AMPA) par Myphilosophy !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Robert Fournier : Je suis un apiculteur qui n’a jamais osé devenir professionnel de l’apiculture. Je suis toujours resté à la frontière entre amateur et professionnel, principalement pour des questions financières. J’ai découvert l’apiculture au tout début de mes études, mais j’ai suivi mon petit bonhomme de chemin et j’ai choisi un autre métier. En d’autres mots, j’ai un métier qui me nourrit et un métier qui me rend heureux. Et celui qui me rend heureux c’est celui des abeilles bien sûr !

Comment est née l’idée de votre association ?

Robert Fournier : L’association est née dans les années 1987-1988. Nous étions 3 amis : Yannick, Éric et moi-même. Nous pratiquions déjà un petit peu l’apiculture entre nous, puis nous avons eu envie de donner un peu « de corps » à cela. Petit à petit on s’est tourné vers les écoles, vers la pédagogie, avec l’envie de montrer aux autres ce qu’était l’apiculture et l’importance qu’elle peut avoir dans notre monde. Au début des années 90, ce n’était pas encore de mode de s’intéresser aux abeilles. Je me souviens qu’à cette époque-là (je suis né en 1960 donc j’approchais la trentaine) c’était très « ringard » de faire de l’apiculture ; ce n’était pas du tout dans l’air du temps… et c’était encore plus vrai quand j’ai commencé à dix-huit ans : on me disait que c’était une activité de « vieux ». Ce n’est devenu à la mode il y a une quinzaine d’années seulement. En fait, tout est parti de l’envie que nous avions de mieux faire comprendre à tous ce qu’est l’apiculture et l’importance que peuvent avoir les abeilles et les autres insectes sur notre planète.

Vous dites que ce n’était pas dans l’air du temps quand vous avez commencé, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser aux abeilles ?

Robert Fournier : Ça a été plus une rencontre qu’une envie. Je suis un citadin, j’ai grandi en ville. Mais j’ai toujours eu un pied dans la nature parce que, enfant, mes parents avaient une maison secondaire à la campagne. Un jour, quand j’avais 17 ans, un homme me soignait les dents parce que j’avais eu un petit accident et il m’a dit qu’il devait se dépêcher car il devait récolter son miel. Il a commencé à me parler de ce qu’il faisait le week-end et j’ai osé lui demander de venir avec lui pour aller voir ce que c’était. Et c’est parti de là. J’ai toujours été passionné par les insectes. Je me suis intéressé aux fourmis, aux termites, mais c’est moins cool parce que l’abeille, même si elle pique, elle fait aussi du bien !

Pourquoi protéger les abeilles et les insectes pollinisateurs est un enjeu pour demain ?

Robert Fournier : Les abeilles sont la partie visible de l’écosystème parce qu’elles ont un poids économique et parce qu’elles font partie de l’imaginaire de tous. C’est un peu comme l’ours : l’ours, même si on sait que c’est un animal redoutable, on l’aime bien parce qu’on a l’image du nounours, du Teddy Bear… on en a une image sympathique donc on perçoit son importance. Si l’abeille d’élevage disparaissait, malheureusement, il y a beaucoup d’autres insectes qui pourraient prendre sa place. Mais l’abeille élevée, celle que manie l’apiculteur, est celle dont on quantifie le mieux les difficultés à vivre. Que les bourdons, les abeilles sauvages disparaissent, on le mesure mal parce que on ne les a pas « entre les mains ». Mais il est certain que si l’abeille élevée disparait, les autres insectes disparaissent aussi puisqu’ils vivent de la même façon : ils sont confrontés aux mêmes difficultés, au changement climatique, aux pesticides, aux agressions de toutes sortes. L’abeille que nous élevons pour le miel n’est que le témoin visible de la menace qui pèse sur un écosystème tout entier.

Myphilosophy x AMPA : La mode qui protège les abeilles !
Myphilosophy x AMPA : La mode qui protège les abeilles !

Pouvez-vous nous citer deux de vos actions qui font du bien à l’environnement ?

Robert Fournier : Toutes les actions de pédagogie et de sensibilisation sont très positives pour l’environnement parce que l’on va expliquer à tous, petits et grands, l’importance d’un meilleur comportement. On n’est pas obligé de bouleverser sa vie : il suffit de mieux se comporter, d’avoir moins d’impact sur l’environnement, moins polluer, moins perturber la nature.

On peut l’apprendre aux enfants mais aussi aux grands, dans des universités, des écoles d’ingénieurs, en leur expliquant l’impact que nous avons sur l’environnement, sur le « système général ». Et puis on travaille avec des écoles d’ingénieur, à Grenoble notamment, parce que la recherche a une grande importance. Même si ce sont des scientifiques qui nous ont menés là où nous sommes, il ne faut pas se leurrer et être clairs là-dessus, ils ont eux-mêmes un rôle important à jouer pour essayer d’améliorer les choses. Travailler avec les jeunes ingénieurs en leur donnant la possibilité de manier les abeilles en leur mettant des ruches à disposition pour pouvoir les étudier, ça aura à long terme un impact extrêmement important et formidable sur l’environnement ! C’est notamment cette génération d’ingénieurs à Grenoble qui va se retrouver aux commandes dans les trente prochaines années.

Pour résumer, nos deux actions les plus importantes sont la pédagogie et la sensibilisation aux phénomènes impactant l’environnement. Mais nous en menons d’autres : on crée des ruchers parce qu’il faut faire naître de nouvelles colonies. Il y a une forte mortalité de nos colonies, de l’ordre de 30 à 50% chaque années. Je pense qu’il faut concrètement faire comprendre aux gens qu’il faut changer de comportement. Même si ça nécessite quelques d’efforts, un peu d’argent, il faut qu’on modifie notre comportement. Vous savez, j’ai 58 ans depuis peu et j’ai un certain recul, particulièrement en apiculture où je me suis rendu compte que les choses avaient beaucoup changé, surtout ces vingt dernières années. Quand j’ai commencé l’apiculture, c’était facile de s’occuper de ruches. On avait seulement 10% de pertes des colonies ; il y avait une ruche sur dix au maximum qui ne passait pas l’hiver. Maintenant on est entre 30 et 50% et l’année dernière on était à 70% car il y a eu des conditions particulières.

Et ça, c’est dû à quoi ?

Robert Fournier : L’année dernière les 70% de pertes étaient en partie dus au fait que les abeilles d’hiver n’ont pas été remplacées assez rapidement par la génération suivante. En fait, les abeilles sont capables de vivre dans leur ruche en hiver pendant 3 à 4 mois. Donc si la précédente génération est née très tôt, au début de l’automne, elle a dû attendre la nouvelle génération qui n’a pu venir qu’au tout début du printemps, ça faisait quasiment 6 mois et c’était trop long par rapport à leur espérance de vie : beaucoup de ruches sont mortes de vieillesse. Il y a eu aussi plus de pesticides utilisés : l’empoisonnement chimique reste le fléau numéro 1. Il y a aussi les prédateurs : le varois qui est un acarien qui parasite les abeilles, et maintenant le frelon, mais c’est essentiellement les pesticides. Si on pouvait se débarrasser des pesticides ce serait tellement plus simple !

Qu’est-ce qu’être marraine d’une ruche ?

Robert Fournier : Parrainer une ruche c’est nous permettre d’agir. C’est une sorte d’unité de compte : lorsque vous parrainez une ruche, l’argent que vous versez ne va pas servir qu’à créer une ruche. ll va servir à d’autres choses : des actions dans des écoles, des manifestations dans des entreprises,…

On participe aussi à des manifestations dans les villes pour sensibiliser aux différents problèmes rencontrés par les abeilles et aux problèmes environnementaux en général. On va dire que c’est presque une unité de compte mais ce n’est pas de la prévente de miel : on propose le parrainage de ruche avec un reçu fiscal puisque que les conditions générales le permettent et une contrepartie en miel, mais la contrepartie ne représente pas le montant versé en parrainage. Il y a des apiculteurs qui font de la prévente en disant « parrainez une ruche, au bout de l’année vous aurez tant de kilos de miel » mais il n’y a pas de reçu fiscal. Ce n’est pas une action philanthropique, c’est une action commerciale… Il y a par exemple une société très connue qui prend maintenant une place importante dans le secteur et qui propose du « parrainage » de ruche en évoquant l’importance des ruches et des apiculteurs, mais c’est une action mercatique. Ce n’est pas du tout notre philosophie : on reste sur notre éthique, on ne vend pas de miel, on se contente d’avoir des actions bénévoles et non commerciales.

 

Et alors qu’est-ce que vous en faites ? Vous laissez le miel aux abeilles ou vous en récoltez un peu ?

Robert Fournier : Quand on veut faire du miel, on peut mener une ruche à produire énormément de miel ou la laisser faire calmement et elle va produire une quantité moyenne de miel. C’est-à-dire que si vous les déplacez, si vous les mettez sur plusieurs floraisons, la ruche va produire 20, 30, ou 40 kilos de miel. Mais si vous laissez votre ruche dans un rucher, elle va se remplir de miel pour sa réserve d’hiver et faire un petit excédent de 5, 10 ou 15 kilos, en fonction d’où elle est située. On ne force pas les ruches à faire du miel, on leur fiche la paix : elles ont une importance dans l’écosystème, elles produisent un surplus de miel et ce surplus de miel sert à remercier les parrains et marraines, c’est une contrepartie en plus du reçu fiscal.

On pourrait produire plus de miel, comme on pourrait ne pas le récolter non plus, mais bon c’est bête : il est là donc on le récolte. Ça ne fait pas de mal aux abeilles puisque c’est la quantité de miel qu’elles ont stocké en surplus. Et c’est cette quantité qui couvre les envois qu’on fait aux parrains et marraines. On n’a jamais manqué de miel pour envoyer à ceux qui nous aident.

Dernière question, comment devenir marraine d’une ruche ?

Robert Fournier : Sur le site, vous pouvez financer une ruche entière ou seulement une partie, et devenir de ce fait parrain ou marraine d’une ruche. C’est 600 € pour une ruche, 300 € pour une demie et 150 € pour un quart. Vous recevez une quantité de miel en fonction de ce que vous donnez : pour une ruche vous recevrez 20 pots de 250 kg, pour une demi-ruche 10 pots, et pour un quart de ruche 5 pots. Ça nous est imposé par les impôts parce que sur les 600 € d’une ruche, vous devez avoir à votre charge 200 € ; le reste vous est remboursé par les impôts. Le pot de miel vous revient à 10 € alors que si vous l’achetiez sur le marché il vous coûterait 7 € mais les impôts considèrent que la contrepartie est raisonnable. S’il nous reste du miel, il nous sert à faire des dégustations dans les écoles, les gamins sont ravis ! On leur ramène des pots de miel et on leur explique ce que font les abeilles, ils sont très heureux !

On vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. On espère pouvoir récolter une jolie somme pour pouvoir aider les abeilles à vivre leur vie d’abeille !

Myphilosophy x AMPA : La mode qui protège les abeilles !

Le mot de la fin


Myphilosophy x AMPA : La mode qui protège les abeilles !"Je pense qu’il faut vraiment aller vers l’éducation de nos enfants. Ce sont les jeunes qui vont faire changer les choses. Ce n’est plus la peine de parler aux vieux comme moi, ils ont leurs habitudes, ils se bloquent dès qu’on leur demande de changer un petit peu leur quotidien. Il faut vraiment aller vers les gamins : même les collégiens ou lycéens sont très sensibilisés à l’environnement.
Les quarantenaires et plus, eux, pensent à leur confort et traduisent tout en argent, alors que les jeunes arrivent à se dégager de ces notions d’argent… et ce sont eux qui éduquent leurs parents."


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    sourirealavie.fr

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    oceanoplastic.org

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